MB - DOSSIER - La FOAD : aide précieuse pour les enseigants

Publié le par seraphin ALAVA

 

Auteur Michèle BARANNE                                       michele_pham@yahoo.fr

  Avec le développement des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC), l'émergence d'un cyberespace de la communication....  il y a eu, ces 15 dernières années, de nombreuses évolutions au niveau de l'enseignement (modalités d'enseignement, techniques d'apprentissage, dispositifs de formation...).
Il existe une pression forte non plus pour "l'innovation" pédagogique (ainsi nommée dans les années 98-2000) mais pour une utilisation des TIC appliquées à l'enseignement (TICE) qui soit forte et régulière. 
Et pourtant il est encore fréquent d’entendre que certains enseignants éprouvent des réticences à utiliser internet avec leurs élèves, que leurs pratiques restent très traditionnelles.... 
Certains pensent que l’usage que les enseignants « font de l’informatique est encore largement lié à la représentation de l’ordinateur comme outil ponctuel lié à l’utilisation de quelques logiciels spécialisés »
(1).
, que certains résistent à « à l’idée d’introduire dans leurs classes cet instrument venu d’autres sphères que celle de la pédagogie ? (2). Certes, tout ceci est possible.
Je pense que 
s'ils utilisent régulièrement l’informatique pour leurs propres beoins, s’ils surfent fréquemment sur le net, s'ils en ont une utilisation personnelle régulière, s'ils échangent sur le net... à titre privé et/ou professionnel , leur rapport aux TICE sera facilité. 
Le nombre de jours de formation  prévu pour les enseignants est limité à lLa FOAD peut être un bon moyen pour eux de bénéficier d'une formation qui offre de nombreux avantages au niveau des pratiques, des contenus disciplinaires mais aussi pour se familiariser suffisamment, eux-mêmes, avec les TICE  avant  de les utiliser plus régulièrement en tant qu'outil pédagogique. 
Ceci est encore plus vrai lorsqu'il s'agit d'enseignants de disciplines peu représentées académiquement et pour lesquels les rencontres, les échanges entre collègues sont difficles à cause de la petite taille des équipes, de l'ampleur des domaines que recouvre leur discipline, de l'éloignement géographique... Ceci est particulièrement vrai pour certaines matières de l'enseignement technologiques telle que les Sciences Médico-Sociales (SMS). Cette discipline par exemple n'est représentée que sur moins de 10 établissements publicssur l'ensemble de l'Académie de Toulouse.

Avant d’aborder les modes de diffusion des connaissances, d’échanges, de construction des savoirs par la FOAD dont peuvent bénéficier les enseignants, il semble nécessaire de dire quelques mots sur l’aspect technologique : où en est-on en France de l'équipement informatique - internet ? .

1 - DESCRIPTIF 
1.1 - L'équipement informatique et internet : un préalable technologique 
En France, en  2006, 60% de la population possède au moins un ordinateur à domicile et 12 % plusieurs  (3). Le taux d’équipement dépend : 
des générations : moins de 10% pour les plus de 70 ansdes revenus : 52% des ménages modestes équipés d'un micro-ordinateur disposent d'internet alors que pour cette proportion  atteint 80% pour le1/4 le plus aisé des foyers (4),  du niveau d’études : 73% des diplômés du supérieur disposent d’une connexion internet à domicile pour 12% des non-diplômés (3), des CSP : 82% des cadres supérieurs disposent d’une connexion à domicile contre 38% des ouvriers (4) D’autant plus que s’il y a encore un  fossé numérique important, il s’est réduit en 2006, même si  au niveau de l’accès à internet (essentiel pour la FOAD) les inégalités se réduisent mais moins vite (2).
Quel accès sur le lieu de travail ?
U
n peu moins de la moitié (48%) des actifs ont accès à un ordinateur sur leur lieu de travail ou d’études (3) et 74-79% des cadres en disposent, contre  33% des travailleurs indépendants et 20% des ouvriers.
Et pour les établisements scolaires ?
L'outillage informatique des écoles françaises est supérieur à la moyenne européenne et leur connexion est  bonne (75%)

1.2 -
Internet permet aux enseignants  de se former à distance
Selon l’enquête du CREDOC (3) en France « 16 % de l’ensemble de la population, 28% des internautes, 25% des actifs et 41% des élèves et des étudiants ont utilisé ce canal pour accroître leurs compétences, scolaires, universitaires ou professionnelles en 2006... 
… En outre, la formation des actifs est, pour l’heure, surtout réservée aux cadres (36% des internautes de cette catégorie se sont formés au cours des 12 derniers mois, contre seulement 17% des ouvriers et 22% des employés). Cela concerne aussi relativement plus souvent les personnes vivant dans des ménages aux hauts revenus (32%) et les habitants des grandes métropoles » (4).
 « Une technologie ne constitue pas en soi une révolution pédagogique, mais elle reconfigure le champ du possible. De nombreuses études ont cherché à démontrer l’effet positif, en contexte d’apprentissage, de l’usage des NTIC sur l’acte d’apprendre sans résultats probants. S’il est souvent constaté un gain de temps, par contre on n’apprend pas mieux. Il ne suffit pas de s’informer pour apprendre. Cependant, il semblerait que la combinaison d’un changement de méthode pédagogique couplé avec l’emploi d’objets techniques permet de créer des dispositifs d’apprentissage favorisant l’acte d’apprendre pour la personne qui se forme ainsi que le développement de sa capacité à auto-diriger sa formation. L’objet technique, intégré dans un service, peut rendre possible l’adoption de méthodes pédagogiques actives, du point de vue organisationnel et économique. Mais le cyberespace ne peut pas se réduire à un espace technologique pour mieux assuré la transmission passive des savoirs. 
Les NTIC tendent à remettre au goût du jour les idées anciennes mais toujours d’actualité de travail collaboratif, de l’autonomisation de l’apprenant et des méthodes actives : 
              « Un espace social de communication et de travail de groupe, ou le savoir n’est plus le produit pré-construit et médiatiquement diffusé mais bien le résultat d’un travail de construction individuel et/ou collectif à partir d’informations ou de situations médiatiquement conçues pour offrir à l’apprenant des occasions de médiation. »

L’impact des NTIC dans n’importe quelle situation de formation (scolaire, pro,.. ) pousse l’ensemble des innovateurs à re-contextualiser des pratiques de formation valorisant la construction des savoirs par l’apprenant. Dans tous les cas le cyberespace donne plus de marge de manœuvre  à l’apprenant entre l’équilibre de la diffusion des savoirs et la construction individualisée de ceux-ci. Si l’apprentissage est une activité autonome, il est indéniable que le cyberespace propose de nouveaux outils » (6).

 

Les pratiques de formation des enseignants se modifient.

Le travail coopératif et/ou collaboratif se développent de plus en plus.  Il existe des différences entre ces types d’échanges. Sur le site http://www.generationcyb.net/ - rubrique Travail coopératif, les thèmes liés aux "nouvelles approches de la coopération" sont particulièrement développés. Dans une série d’articles ils définissent ce qu’est le travail coopératif et en donnent divers exemples. Le pilotage éditorial de ce site est assuré par l’Injep (Institut national de la Jeunesse et de l’Éducation populaire), la direction de la Jeunesse du ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative et le CIDJ. Leur objectif étant que les Points Cyb et tous les espaces publics numériques soit plus collaboratifs, et que les animateurs multimédias partagent encore davantage, leur créativité et les ressources qu’ils utilisent ou qu’ils créent.

Généralement :

-          « Coopérer consiste à oeuvrer à un même objectif,

-          Collaborer consiste à oeuvrer à une même tâche. 

Mais Christian Staquet (5) établit une autre distinction :          collaborer, c’est additionner des compétences pour un projet   mais     coopérer, c’est partager des compétences pour un projet, apprendre à l’autre et accepter d’apprendre de l’autre. Dans la coopération, dit-il, on a des attentes plus importantes par rapport à l’autre ; on attend des retours positifs de lui.»(7) 
Selon l’enquête du CREDOC (3), en 2006, des raisons qui pourraient freiner le développement d’Internet sont de moins en moins évoquées. Certes, 20% des personnes interrogées mettent en avant les risques liés à protection des données personnelles ; 17% parlent de la complexité de cet outil ; 12% déclarent tout simplement qu’Internet n’est pas utile pour la vie quotidienne ; 10% parlent du coût de l’abonnement et du matériel nécessaire. Mais 23% des personnes pensent qu’aucun de ces freins n’est véritablement déterminant.



2 - TEMOIGNAGE : 

                Un exemple de FOAD dans l'enseignement : En Sciences Médico-Sociales (SMS)

Quels sites existent pour les SMS, discipline de l’enseignement technologique ?

2.1 – L’association des professeurs de SMS (APSMS) : http://assoc.orange.fr/apsms/

Association, créée en 1988, qui a pour objectif de représenter les adhérents-enseignants de SMS auprès des autorités ministérielles, académiques, de groupes de travail, d’organiser des journées d’études…

En 1997, elle met en place son site internet géré bénévolement par les membres de l’association. Mais, à ce moment là, peu d’enseignants et peu d’établissements étaient équipés au niveau des NTC, ce qui a surtout favorisé au départ l’accès aux ressources spécifiques. Puis petit à petit, le site s’est enrichit d’informations concernant l’actualité de la discipline, le recensement de sites importants, les échanges entre enseignants, l’édition d’un bulletin d’information et des annales électroniques et ensuite des échanges de production entre enseignants-adhérents à l’association (nécessité d’adhésion et d’inscription pour avoir un code d’accès). Une fois par an, à l'occasion du déroulement de leur AG,  se déroule une réunion de travail, regroupant l'ensemble des adhérents, avec divers intervenants et dont le thème permet d'approfondir un aspect de la matière SMS. Le compte-rendu est publié. La majorité du site est public et donc accessible à l’ensemble des enseignants (sauf pour les échanges de productions).  Il y aurait actuellement plus de 430 adhérents (professeurs de SMS).

2.2 - Le Réseau National de Ressources en Sciences Médico-Sociales (RNSMS) : http://www.ac-creteil.fr/sms/Welcome.html

Ce dispositif national de ressources en SMS s’inscrit dans le cadre de la formation continue des enseignants. Il fonctionne sous l’égide de la Direction Générale de l’enseignement scolaire (DESCO) du Ministère de l’Education nationale et de la Recherche technologique. Les personnes gérant ce réseau sont des enseignants de SMS qui bénéficient d’une décharge horaire. Mais c’est la création du site Internet, en 1998, en réponse aux besoins de communication actuels, qui a donné à ce dispositif son ampleur actuelleet un rôle-clé au niveau de la formation (et de l'information).

Si au départ l’information était diffusée sur papier, donc limitée aux personnes qui commandait les dossiers (coût, temps …), le site Internet (dont l’accès est libre), est devenu un outil essentiel, une base importante de travail pour les enseignants en SMS (information « in live », d’accès facile, libre, gratuit…). L’accès au RNSMS a permet à tous les enseignants d’être informés sur :

-          l’organisation de leur colloque annuel (dont il réalise et diffuse les actes) pour les enseignants de la discipline sur un thème d’actualité à traiter au niveau pédagogique avec les élèves (SMS) ou les étudiants (ESF),

-          le recensement des informations relatives à la discipline qui sont mises à disposition  par des dossiers ressources très complets sur les thèmes sanitaires et sociaux, des notices bibliographiques…

-          les productions multimédias à visée pédagogique,

-          le recensement des sites intéressants sur les thèmes concernant  la discipline, sur les aspects pédagogiques (information pour les étudiants préparant le professorat (sujets du CAPET, conseils pour la préparation d’une séance de cours…) et sur tous les sites SMS académiques …

De plus les enseignants de l’Académie de Créteil (qui héberge ce réseau sur son site académique) ont mis en place.
2.3 - Une liste nationale de diffusion des professeurs de SMS :

Gérée par le RNSMS, en tant que liste de diffusion, elle  permet d’adresser à des nombreux enseignants de SMS un même message. En consultant les messages on peut voir qu'elle permet, d’échanger (un « peu » comme les forums, les newsgroups ), de poser des questions à des collègues tant sur le contenu, la pédagogie, l’organisation des cours et d’avoir une réponse rapide aux diverses interrogations ou parfois d’engager un débat (compréhension de consignes pour les épreuves du Bac…)  entre membres de cette communauté virtuelle mais en respectant des règles bien précises :
2.4 - Un Groupe de réflexion informatique et Sciences Médico-Sociales (GRISMS)
dédié aux NTC :  http://www.ac-creteil.fr/grisms/

(http://www.ac-creteil.fr/matice/internet/ressources/messagerie/listes-diffusion/regles-listes.htm )

Il propose une réflexion sur l'intégration des NTIC (Nouvelles Technologies de l'Information et de la communication) dans l'enseignement des SMS, teste des logiciels susceptibles d'être utilisés en SMS,… et développe son  site Internet du GRISMS afin de permettre la diffusion des travaux réalisés dans ce cadre et l'échange entre les enseignants de la discipline.

2.5 - Le café pédagogique :  http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/

Site professionnel d’enseignants, créé en 2001, réalisé par un collectif d'enseignants et de chercheurs (essentiellement bénévoles),  permet l'accès à l'actualité du monde enseignant, aux échanges sur les recherches en sciences de l'éducation (lien entre la recherche et le terrain), sur les pratiques pédagogiques novatrices (TICE) et pour chaque discipline on retrouve des sites incontournables...

Chaque enseignant s’inscrit et reçoit sur sa messagerie Internet : L’Expresso, flash d’information pédagogique quotidien qu’ils peuvent recevoir sur leur messagerie, Le Café pédagogique mensuel : une édition mensuelle intégrale..

A tout moment ils peuvent aussi consulter ces informations sur le site gratuit du Café, ces rubriques d’actualités professionnelles, pédagogiques,  sur la vie scolaire,  sur les CDI, les différentes disciplines…et sur les TICE. Récemment est apparu un espace « les communautés » qui leur permet de partager, échanger et collaborer autour de thèmes pédagogiques, de travailler à distance entre enseignants (ou avec des élèves), de réaliser un site web, de type blog ou wiki… Les SMS ont leur propre rubrique :

(http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lenseignant/enseignementtechno/sms_st2s/Pages/82_Sommaire.aspx )

2.6 – Sites d’enseignants en SMS) :

Peu de sites, malgré toutes mes recherches, me semblent exister en SMS. Un site personnel d'un enseignant, Claude Michaud, au  lycée Aliénor d’Aquitaine (Poitiers)
 : 
http://perso.orange.fr/claude.michaud/

Ou encore un site d'une enseignante mais qui présente les filières de son établissement par exemple : Catherine Quizain – Lycée Pierre Forest de Maubeuge (NORD)  http://bruno.quinzain.free.fr/

 Dans d'autres matières, divers sites d'enseignants se trouvent sur le net qui proposent des cours, des TD, des exercices pour leurs collègues, pour les élèves... mais d'après mes recherches : pas en SMS !

2.7 – Des blogs : 
Il en est de même pour les blogs : pas de blog de professeur de SMS trouvé sur le net, mais des blogs de professeurs enseignant en SMS  d'autres matières telles que la biologie, par exemple le blog de Patrick GUN mais non mis à jour depuis septembre 2006

http://blog.france3.fr/mescoursdebiologie/index.php/Cours

 Dans d’autres domaines des blogs d’enseignants fonctionnent  très bien, en plus de celui sur lequel nous nous trouvons, par exemple celui de  François CAZALS, professeur à ISC Paris

http://www.blog-cybermarketing.com/

 Par contre on peut aussi trouver des blogs de professeurs ou proviseurs censurés et fermés par exemple  celui du Professuer Carbure (professeur de Zep) :

http://professeurcarbure.fr/dotclear/index.php?2007/02

ou d’un proviseur qui parlait sur son blog de sa vie personnelle sous le pseudonyme de Garfieldd et dont le blog (garfieldd.com) a été supprimé mais dont on peut voir des traces sur le cache de Google :

http://www.google.fr/search?hl=fr&newwindow=1&q=www.garfieldd.com%2F&btnG=Rechercher&meta=

 2.8 - Le site collaboratif en SMS : http://disciplinest2s.free.fr/

Le dernier né, puisqu’il a été créé en début d’année 2007, à l’occasion de la rénovation du baccalauréat SMS qui devient ST2S. C’est une réelle construction entre enseignants de savoirs, d'échanges de pratiques possibles… à partir du programme qui vient de paraître. Dans le site on peut lire :  « village ST2S » qui contient documents, réflexions autour de la nouvelle série.  Ensuite un autre choix : le « bac à sable » avec des sous-rubriques, articles, références WEB. On y trouve des « compte-rendus de journées académiques, trames de cours, TD, TP réalisés dans un objectif de découverte du programme ou non testés en situation réelle, avec élèves ».
Ainsi ont été recensés, pour cette discipline, les divers outils que peuvent s'approprier les enseignants afin entre autres de parfaire leur formation tout au long de leur carrière. 

3 - SYNTHESE et ANALYSE

S’il existe encore en France un  fossé numérique important en France, il se réduit. Les ordinateurs sont maintenant présents dans beaucoup de foyers français. Comme nous venons de le voir, les possibilités d’accès aux TICE sont liées à des  facteurs socio-démographiques, aux générations... mais on peut penser que les enseignants au vu de leurs revenus, niveau d’études, CSP... sont, en très grande majorité, équipés à leur domicile d’un ordinateur, mais aussi majoritairement connectés à internet. De plus, comme de nombreux  actifs, ils peuvent aussi se connecter sur leur lieu de travail. En effet, nous avons vu que les établissements scolaires français sont maintenant particulièrement bien équipés. 

 ce qui est primoressentiel pour la FOAD. L’aspect technique étant réglé, pour un grand nombre d’enseignants, il leur est   tout à fait possible, s’ils le souhaitent, parcourir le cyberespace. En tous cas ceux qui ne le font pas sont certainement bloqués par d’autres freins (attitude méfiante à l’égard de la nouveauté ?).

A partir de cet exemple d’enseignants en Sciences Médico-Sociales (SMS) essayons de voir comment le cyberespace pourrait « intéresser » les enseignants.

Dans un premier temps, il faut savoir que pour améliorer, enrichir, illustrer, rendre concrets leurs cours, les enseignants, recherchent en permanence des documents (écrits, images, vidéos...) surtout en SMS. En effet, le domaine des SMS est très vaste et ils doivent maîtriser une matière qui évolue très vite. Ils doivent se tenir informés de ce qui se passe sur le terrain, des innovations… afin de "maîtriser" la matière. De plus, les classes dans lesquelles ils exercent vont de la seconde au BTS donc des âges et des niveaux différents et parfois un public fort hétérogène qui peut petre peu ou très demandeur en termes de contenus comme en activités pédagigiques variées.

Il y a quelques années certains, intéressés par les NTIC, se sont connectés sur internet. Ce qui leur permit, comme à tous les internautes, un accès rapide et facilité à de multiples et différentes sources d’informations. Mais l’importance des ressources était telle (et l’est encore plus chaque jour) qu’ils pouvaient rapidement « se perdre » sur la toile ou du moins perdre du temps à chercher, sélectionner les informations adéquates… ce qui était particulièrement juste en SMS puisque le domaine sanitaire et social est riche, varié mais surtout en permanente évolution (législation sociale…).

Les premiers sites associatifs gratuits (l’APSMS… ) sont apparus, gérés par un noyau d’enseignants  bénévoles qui ont partagé leurs recherches, en ont fait profité l’ensemble de leurs  collègues. Il s’agissait essentiellement au départ de transmettre des informations.

Puis des sites plus officiels ont aussi vus le jour, des sites académiques (RNSMS…), financés par l’institution (quelques heures de décharge pour les enseignants qui les gèrent) ou de nouveaux sites associatifs à vocation pédagogique (café pédagogique…) avec une portée nationale large dans le milieu enseignant.

Ces différents sites ont permis dans un premier temps de travailler essentiellement sur la transmission d’informations. Mais petit à petit leurs domaines d’action se sont élargis et on a commencé à voir une mutualisation des informations, des pratiques avec la possibilité de mettre en ligne des productions personnelles, utiles à la classe… Ce fut le cas du réseau RNSMS (avec la liste de diffusion) base de données, d’échanges devenu indispensable au cours des années.

Pourquoi a t il pris une telle importance ?

C’est pour beaucoup d’enseignants, non seulement une source d’informations mais de formation continue incontournable. Académiquement en principe 5 (maximum 10 jours par an) sont réservés à la formation continue. Avec Internet l’accès à celle-ci peut-être beaucoup plus important (avec certes des inconvénients aussi). En plus du contenu de la discipline, les enseignants doivent aussi connaître le système éducatif, les techniques d’enseignement, les progrès ou les questionnements de la recherche en sciences de l’éducation, ils doivent maîtriser la pédagogie auprès d’un public qui évolue… L’enseignant, particulièrement dans l’enseignement technologique (SMS) n’est pas celui qui sait et qui a juste à transmettre du savoir. L’enseignant est plus un guide, un accompagnateur de l’élève vers la réflexion, la découverte et la construction du savoir.

Des enseignants ont profité des progrès des NTC et ont généreusement mis en place des sites, des blogs personnels afin que l’ensemble puisse accéder à leurs informations, leurs pratiques pédagogiques, mais aussi leurs interrogations… La société, les SMS, le public, les NTC évoluent donc l’enseignement aussi. Les enseignants ont éprouvé, en SMS comme dans d’autres disciplines, le besoin d’échanger, de débattre, confronter leurs pratiques, leurs savoirs…et cela est devenu possible à une grande échelle, sans contrainte de déplacements, de temps (échanges en toute autonomie, en fonction de plages de liberté dans la journée, avec les enseignants des DOM-TOM…). Ce sont des listes telles que la liste nationale de diffusion indépendante (académie de Créteil) qui l’ont permis.

Mais récemment ces échanges se sont multipliés. L’intérêt de ceux-ci par le partage de questionnements communs (alors que bien souvent on parle du travail « individualiste » des enseignants…) ont mis en valeur leurs intérêts mais ont aussi développé le désir puis parfois le besoin de ce type de communication voire de soutien par exemple pour les nouveaux enseignants. On est passé me semble t-il à un autre niveau de travail. En effet, il existait déjà des échanges de productions entre enseignants.

Mais l’arrivée d’une rénovation du baccalauréat SMS a été l’occasion pour les enseignants d’être consultés (sur internet par la DESCO), d’échanger sur leurs listes leurs avis sur cette rénovation… Cela a aussi été l’occasion de voir apparaître un nouveau site de travail collaboratif (site ST2S en janvier 2007…) qui permet de rencontrer des membres de cette communauté professionnelle qui souhaitent « construire » ensemble. Ces enseignants partagent les mêmes sujets de préoccupation, souhaitent travailler ensemble et non plus seulement échanger des savoirs. D’ailleurs le nom du site « village ST2S » puis les rubriques « bac à sable » sont bien dans cette idée de construire ensemble des savoirs et des pratiques plus que seulement échanger. Ces échanges permettent aux personnes de se compléter, s’enrichir y compris au niveau de la créativité.

Il faut être motivé, il faut  de la volonté et du dynamisme pour vouloir partager, travailler en collaboration, s’adapter et accepter d’être évalué (par un grand nombre de personnes, y compris des inconnus, peut-être des supérieurs)… Malgré tout de plus en plus d’enseignants sont engagés activement dans une démarche collective (même si la démarche individuelle reste nécessaire à certains moments) et réflexive par rapport à leur discipline, leur pratiques, les enjeux de leur enseignement…

Si de plus en plus d’enseignants utilisent l’informatique et internet pour leur propre compte, en formation continue, s’ils continuent à construire avec les TIC ce sera au profit (immédiat ou pas) de leurs élèves. En effet, plus ces interactions leur paraîtront aisées, conviviales et plus ils seront motivés pour les mettre en place avec leurs élèves. C’est plus facile d’utiliser,  mettre en place les TICE avec les élèves après en avoir compris et ressenti les bienfaits y compris la richesse du travail collaboratif.
Les enseignants ont bien compris qu'on n'attend plus de la pédagigie qu'elle ne soit que transmissive mais qu'elle permettent aux élèves de participer, créer, tester, communiquer... Les nouveaux outil d'Information et de Communication leur permettent et leur premettront à l'avenir une ouverture très  intéressante à ce niveau là.

4 - WEBOGRAPHIE : 
                                 NOTES

 1- L’école peut-elle se passer de l’Internet ? – site « Espace éducatif de France 5 » consulté le 1/5/07.

2 -  L’école peut-elle se passer de l’Internet ? – site « Espace éducatif de France 5 » consulté le 1/5/07

3 - Enquête « Conditions de vie et Aspirations des Français »,  La diffusion des technologies de l'information dans la société française - Régis Bigot – site du « CREDOC » consulté le 28/04/07

4 -  INSEE Première – n° 1011 mars 2005 -  Yves FRYDEL – site « INSEE » consulté le 28/04/07

 5 - Article « Qu’est-ce qui différencie la collaboration de la coopération » In Animation & Education, juillet-octobre 2005, n°187/188.

6 - http://pascal.cheval.free.fr/fcpdf/mutation.PDF

Pascal CHEVAL, Cyberespace et Formation ouvertes Vers une mutation des pratiques de formation, 2001

7 - http://www.generationcyb.net/Premieres-approches-d-un-projet,1016

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