Micro-Learning pour FUKUSHIMA
Micro-Learning pour FUKUSHIMA
Par Jocelyne Sagon
Micro-Learning : C'est l'art d'apprendre le moins possible juste pour que ça marche, maintenant.
Après moi le déluge, tant que ça fonctionne maintenant!
HONNIVA - "Construisons une centrale nucléaire sur une île hautement volcanique avec de fréquents tremblements de terre. Ca devrait marcher, vite fait, bien fait non?
HIORAKA - Oui, daccord, et puis on la met près de la mer pour la vue, ce sera bien. Mais s'il y a une panne d'énergie et qu'on peut pas refroidir les réacteurs?
HONNIVA - Eh Béeee, y aura qu'à attendre le prochain tsunami. Ou bien on va en faire un. On lâche une ou deux têtes nucléaires dans la mer face à la centrale, ça fera une grande gerbe d'eau."
HIORAKA - Oui, il y a toujours une solution d'urgence. Sinon mon vénéré aïeul disait : " Quand il n'y a pas de solution, y a pas de problème".
TAVEKA - Z'avez pas vu tous les deux, votre centrale nucléaire est pétée de partout! Qu'est ce qu'on fait maintenant?
HONNIVA - Je sais pas.
HIORAKA - Quand il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème.
TAVEKA - On peut toujours lancer un SOS sur internet et faire du micro-learning.
HONNIVA et HIORAKA - Ha Oui, c'est ce qu'on a fait pour construire la centrale nucléaire.
TAVEKA - Idiots !!! Et maintenant de toutes façons, il n'y a pas d'autres solutions que le micro-learning."
Le micro learning s'insère dans le quotidien, c'est un savoir parcellaire qui correspond souvent à une aspect particulier d'un problème. Il est souvent appris dans l'urgence et la nécéssité, ou au hazard. Il peut paraître très adapté à l'utilisateur... qui peut se fourvoyer totalement. Mais en général le micro-learning est bien utile et satisfait un besoin de savoir immédiat (instant solution). Il ne permet pas toujours la compréhension des applications pratiques. En résumé il manque de bases théoriques et de réflexion, MAIS ça n'empêche pas le micro-learner à force de nombreux micro-learnings de devenir un macro-learner et de réfléchir plus profondément sur la question. Un micro-learner qui pratique la méta-cognition et qui a le courage de creuser sa question peut devenir un expert redoutable.