Eve Goderniaux : La résistance des enseignants-chercheurs aux NTIC

Publié le par seraphin ALAVA

1. Survol des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication 

2. NTIC et enseignants-chercheurs face aux NTIC

3. Les résistances des enseignants-chercheurs

4. En conclusion...

 

1. Survol des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication ?

  Voici un rappel succinct de ce que sont les TIC. « Les notions de technologies de l'information et de la communication (TIC) et de nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) (en anglais, Information and communication technologies, ICT) regroupent les techniques utilisées dans le traitement et la transmission des informations, principalement de l'informatique, de l'internet et des télécommunications. » [1] Dans le cadre de cet article, les NTIC représentent toutes les techniques de supports de cours que les enseignants-chercheurs peuvent utiliser pour mettre en ligne leur cours comme le podcast (contenu multimédia) par exemple. « Elles permettent d'enseigner aussi de nouvelles façons d'expliquer, de montrer, de démontrer, de contrôler et surtout d'encadrer l'étudiant de multiples manières adaptées pour lui. Elles permettent aussi d'apprendre différemment : en s'appropriant le savoir, de façon individualisée, interactive, coopérative, collective, en manipulant des informations dans le temps et l'espace. »[2]


2. NTIC et enseignants-chercheurs...

  L’extension des Nouvelles technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) créent un bouleversement des habitudes quotidiennes, que ce soit dans le domaine privé ou professionnel. Elles changent nos modes d’interaction, d'organisation ce qui affectent tous les domaines dont celui de l’enseignement. Lorsque nous regardons du côté de leur intégration dans le domaine de l'enseignement universitaire, on observe qu'elles remportent une adhésion mitigée selon les disciplines enseignées et le public enseignants-chercheurs qui s'y rattache. Cela pose la question des résistances face aux NTIC, ainsi que celle de leur utilité.


  Malgré le refus de certains enseignants-chercheurs de se tourner vers ces pratiques, il semble que rien n'empêchera cette révolution des pratiques, pratiques déjà bien intégrées par une bonne partie de leurs étudiants. Les élèves et les étudiants sont, pour la plupart, des digitales natives, ils baignent dans l’univers numérique depuis leur enfance et ont intégré les pratiques s’y rattachant. Ils vont sur Facebook, tweetent, tiennent un blog, partagent des vidéos sur Youtube, se géolocalisent grâce à l'application Four Square (localiser des amis grâce aux GPS intégrés dans les smartphones),... S'ils ont une dissertation, un exposé à rendre, des cours à compléter, il leur suffit de taper quelques mots sur Google et une foule de réponses  leur est fourni. Cependant, certaines pratiques liées à la recherche de connaissances sur un sujet peuvent vite noyer l’élève ou l’étudiant dans un flot conséquent d’informations. Ne serait-ce pas alors le rôle de l’école et de l’université d’apporter une méthodologie adéquate ? De plus, les entreprises sont de plus en plus attachées à ce que les employés aient une bonne connaissance des différents outils numériques et de leur utilisation. L’école et l’université doivent jouer leur fonction d’aide à la meilleure insertion possible dans la société et donc apporter les connaissances, outils et méthodes la permettant.


  Devant l’omniprésence des NTIC dans notre quotidien, nous pouvons même nous demander si la question est de savoir comment les intégrer. C'est peut-être désormais à l'Homme de chercher à s'intégrer à cet univers. En effet, les NTIC sont devenues à tel point indispensables que ce sont ceux qui ne souhaitent pas se les approprier qui commencent à se sentir exclus. A l'université, certains enseignants peuvent se retrouver confrontés à ce sentiment d’exclusion lorsqu’ils se rendent compte que les systèmes de références qu’ils partageaient avec leurs collègues ont évolués sans eux. Alors quelles sont les raisons de ces refus d’intégration de l’innovation par les enseignants-chercheurs ? Voici quelques éléments de compréhension.


3. Les résistances des enseignants-chercheurs face au NTIC

  « Et pourtant, l’échec dans la diffusion d’une innovation technologique s’avère un phénomène beaucoup plus fréquent qu’on ne le pense, il ne concerne pas seulement les milieux scolaires. Si Cuban met en évidence la dialectique entre novateurs et utilisateurs des technologies didactiques au cours de l’histoire de l’éducation, Martin Bauer, dans un contexte théorique différent, en étudiant les processus d’innovation technologique à une échelle sociale plus vaste, introduit la notion de « résistance » pour expliquer les aléas de la diffusion des nouvelles technologies (Bauer, 1995a). »[3]


  Les innovations en matière de NTIC peuvent faire peur au public enseignant car elles impliquent un chamboulement des repères. Elles entraînent donc parfois avec elles l’apparition de cyberpeurs qui peuvent être multiples. En voici quelques unes tirées du cours en ligne de Monsieur Alava :

-« L’informatique est un outil d’isolement de l’élève,

-grâce aux multimédias l’élève passe son temps à fouiner ou jouer sans rien apprendre,

-les N.T.I.C sont des outils de ségrégation sociale,

-les technologies éducatives, c’est la fin de l’enseignant. »

  Sont relevées ici quelques cyberpeurs mais des cybermythes existent aussi. On peut les retrouver sous la forme de représentation des TIC idéalisées (comme, par exemple, « Les N.T.I.C sont des outils efficaces de lutte contre l’échec scolaire. »)

  Si des cybermythes et des cyberpeurs existent c’est, entre autre, le résultat d’un manque de connaissances sur le sujet et donc, de manque d’informations divulguées.

  Ces innovations entraînent aussi des rejets car les enseignants peuvent se demander si intégrer une innovation serait plus pertinent que de conserver ce qui fonctionne bien déjà. Se lancer dans ces nouvelles pratiques peut être coûteux en temps. Quoi qu’il en soit, du côté des étudiants, la demande de pouvoir disposer de cours en ligne est grandissante.

 

4. En conclusion...

Des dispositifs destinés à la formation des enseignants-chercheurs au TIC existent au sein des DTICE (Direction des Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Enseignement). Cependant beaucoup ne s’en servent pas. Une nouvelle réflexion au sein des universités sur le comment accompagner les enseignants à ce changement devrait être engagée afin de trouver comment communiquer sur lui, lui donner du sens, et révéler les différents intérêts que les enseignants pourraient y trouver.

 

Bibliographie :

Philippe MARTON, Les technologies de l'information et de la communication et leur avenir en éducation, Volume XXVII , No 2, automne-hiver 1999

 

Sitographie :

 

Revue des sciences de l’éducation : Le corps enseignant face aux technologies de l’information et de la communication : un défi incontournable : http://www.erudit.org/revue/rse/2002/v28/n2/007356ar.html?vue=integral

Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ntic 

Cours en ligne de M. Alava : http://alava.pagesperso-orange.fr/TIC2002/alavacours1.htm 



[1]Source : Wikipédia

[2] Philippe MARTON, Les technologies de l'information et de la communication et leur avenir en éducation, Volume XXVII , No 2, automne-hiver 1999

[3] Revue des sciences de l’éducation : Le corps enseignant face aux technologies de l’information et de la communication : un défi incontournable

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L
<br /> Je trouve cet article bien foutu et bien référencé, même s'il est pas très funky.<br /> <br /> <br />
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