Essai article de GHIDA
Définition de la fracture numérique
« Les progrès technologiques liés à l'informatique et à Internet sont à la base du développement de la « société de l'Information », qui succède à la société industrielle. Bien que cette nouvelle forme de société soit à la source d'une forte croissance économique, elle a également mis en place de nouvelles formes d'exclusion que l'on rassemble sous le nom de fracture numérique. Cette expression est probablement issue de l'anglais digital divide…
La fracture numérique concerne les inégalités dans l'usage et l'accès aux technologies de l'information et de la communication (TIC) comme les téléphones portables, l'ordinateur ou le réseau Internet. La fracture numérique ne représente donc qu'une toute petite partie de l'ensemble des inégalités de développement. On parle parfois aussi de fracture digitale ou de fossé numérique » Encyclopédie Wikipedia
Plusieurs critères existent pour évaluer l’existence et l’évolution d’une fracture numérique au sein d’une population. Il s’agit principalement du nombre d’utilisateurs du réseau d’Internet ainsi que le nombre d’ordinateurs connectées par rapport à la population.
Une fracture numérique ne se mesure pas uniquement entre les pays du nord et les pays du sud, elle est également constatée au sein d'un pays (y compris développé) avec des différences entre régions urbaines et régions rurales, entre catégories sociales, entre communautés culturelles ou encore entre genres (sexes).
Comme on voit bien la fracture numérique est un sujet assez large. Dans notre dossier, nous nous intéresserons uniquement à la fracture numérique entre les pays du Nord et ceux du Sud. Depuis quelques temps, un certain nombre d’organismes et des ONG ont pris conscience de la nécessité de réduire cette fracture numérique. Pour sa part, l’Unesco développe des stratégies et des projets pour intégrer les TIC dans sa politique de développement éducatif.
Dans une première partie, nous nous arrêterons sur le rôle des TIC dans le processus de développement éducatif dans les pays pauvres. Nous présenterons ensuite sur quelques actions menées par l’Unesco pour intégrer les TIC dans la promotion de l’alphabétisation et l’éducation permanente.
Puis, nous étudierons les avantages et les limites de ces actions tout en s’interrogeant sur les conditions du terrain et leur favorabilite quant à l’intégration des TIC.
Enfin, nous nous pencherons sur une expérience
II -Le rôle des TIC dans le processus de développement éducatif dans les pays du Sud.
Certes, l’utilisation des TIC dans le secteur éducatif peut être un levier de développement éducatif dans des pays pauvres . Si elles sont exploitées à bon escient, ces technologies peuvent accroître l’impact des informations et des connaissances au profit du développement éducatif des communautés démunies.
Voici quelques exemples qui illustrent les profits éducatifs d’un déploiement efficace des TIC :
- Les nouvelles technologies ouvrent des perspectives inédites dans les endroits où les moyens sont rares. Internet peut donc bouleverser profondément la pédagogie dans les pays où les livres sont rares, les revues d’un coût inaccessible et les bibliothèques peu nombreuses et bien pauvres. Ces conditions défavorables font en sorte que l’accès à l’information et l’alphabétisation restent très difficile dans ces pays. Tout pourra changer avec Internet. Ce dernier peut offrir à ces populations un accès bon marché aux informations qui leur sont vitales.
L’accès aux ressources du réseau d’Internet constitue donc une réponse à la pénurie documentaire , cela permet à la population de s’en servir pour leur éducation et a leur documentation.
- Le E-formation constitue une réponse à la pénurie d’enseignants. De nombreuses matières ne sont pas ou sont mal enseignées dans les pays pauvres du fait de la pénurie d’enseignants. L’apprentissage en ligne ( E-formation) pourrait constituer une réponse à cette carence. Il représente , en effet , un potentiel certain pour la formation des étudiants.
- La formation des enseignants reste minimaliste dans de nombreux pays pauvres. Les écoles de formation des maîtres et des professeurs pourraient donc par le biais de l’utilisation des TIC assurer cette formation
- les TIC pourraient contribuer à améliorer la qualité de la formation . L’éclatement géographique des enseignants ne leur permet pas de se rencontrer et d’échanger assez souvent. Là encore, l’Internet pourrait apporter des réponses sous la forme de plate-forme d’échange et d’accès à des ressources pédagogiques.
A titre d’exemple, Internet peut offrir aussi de nouveaux outils d’apprentissage dont peuvent bénéficier les professeurs des écoles ( par exemple dans les sciences expérimentales) , et cela en remplaçant les traditionnelles manipulations pour lesquelles ils n’ont ni le matériel, ni les produits nécessaires, par des expériences virtuelles
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